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2 mai 2007

Paire et passe

Paire de ciseaux

On le savait déjà, il semble difficile de garantir une fiabilité totale et optimale au passage des contrôles de sécurité dans tous les aéroports du monde, y compris ceux les mieux équipés pour les effectuer. Je ne voudrais pas en rajouter, mais j'ai pu passer, sans préméditation, à Paris-Charle de Gaulle, puis à Madrid-Barajas, une petite paire de ciseaux de 9 centimètres de long

En fait, je me suis rendu compte à mon arrivée dans la capitale espagnole que j'avais omis de sortir de mon sac de voyage embarqué en cabine, l'objet tranchant, alors que j'avais minutieusement préparé ma trousse de toilette, en conformité avec la législation européenne sur le transport de liquides en avion. Curieux et sachant qu'au pire on me les confisquerait, j'ai décidé de rentrer en France avec la dite paire que j'ai placé au même endroit qu'à l'aller. Non seulement, elle n'a pas été détectée par les machines à rayons X, mais visiblement les services de contrôles madrilens ont autre chose à faire que de savoir ce que votre trousse de toilette contient. Alors, certes, je suis heureux d'avoir conservé ce qui est cadeau d'un de mes proches, mais je m'interroge, comme d'autres l'ont fait avant moi, sur le côté roulette de ces vérifications contraignantes, limite drôles, mais indispensables, dictées par des dispositions hautement sécuritaires.

Rassurez-vous, je suis bien rentré sur l'un des derniers Boeing 737-500 encore en service chez Air France, qui visiblement manqueront à Nathalie, la très conviviale et attentionnée Chef de cabine de mon vol. Elle même, néanmoins sensible au peu d'espace offert par les coffres à bagages du biréacteur américain par rapport à ceux de la famille A320 de son concurrent européen, Airbus.

Image : Philippe Granger
Note 804 publiée en heure GMT depuis Paris, France

Publié par Philippe Granger à 16:56 dans Air France ǀ Airbus ǀ Avionneurs ǀ Boeing ǀ Compagnies Aériennes ǀ Législation ǀ Sécurité

Commentaires

J'ai fait pire, sans préméditation aussi : lors de mon dernier vol Toulouse-Paris, j'avais dans mon sac à dos, en cabine, un beau couteau pliable, et pas une petite lame, un truc de chasseur ...
Pas détecté.

Par contre, je n'ose imaginer la réaction au PIF si j'avais eu l'outrecuidance d'avoir sur moi la canette d'une boisson quelconque... Ou pire, un camembert !

Posté par Gilles C. le 3 mai 2007 à 08:29 - #

Il ne s'agit pas d'un objet contondant mais d'un objet tranchant. Une batte de base-ball par exemple, est un objet contondant.

Pour la petite histoire, il m'est arrivé très récemment de passer les contrôles de sûreté (CDG) en ayant malencontreusement oublié un couteau de table dans mon sac à dos. Celui-ci a été détecté, et depuis, il me manque un couvert dans mon set...

Sinon, puisque l'on parle de loupé dans la sécurité, il m'est arrivé une fois d'embarquer avec une carte d'embarquement qui n'était pas du tout à mon nom. C'était au départ d'un aéroport européen...

Ca me fait plaisir de te retrouver, philippe !

Seb.

Posté par HP le 3 mai 2007 à 12:20 - #

Bien vu Sébastien. Il s'agit bien d'un objet tranchant... que je corrige en ce sens.

Posté par Philippe le 3 mai 2007 à 13:19 - #

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